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La plus grande blessure de l'être humain
(et ce que la spiritualité en fait, parfois, sans le vouloir)

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La plus grande blessure de l'être humain (et ce que la spiritualité en fait, parfois, sans le vouloir)

Ce que nous ne contrôlons pas

Et si la plus grande blessure de l’être humain, c’était notre impuissance face à l’incarnation et à la mort ?

Nous ne choisissons pas de naître. Nous ne choisissons pas où, quand, dans quel corps, dans quelle famille. Et nous ne choisissons pas non plus quand nous partons, ni comment. Ces deux étapes de notre existence — nous n’avons aucune main sur elles.

Et si c’était ça, à la base, qui nous pousse à vouloir contrôler tout le reste ?

Parce que nous ne pouvons pas contrôler le début ni la fin, nous essayons de contrôler tout ce qu’il y a entre les deux. Jusqu’à un certain âge, nous rentrons dans des cases. Nous suivons des injonctions — celles de la famille, de l’école, de la société. Il faut faire ça à cet âge-là, réussir ça, devenir ça. Nous respectons des chemins que nous n’avons pas vraiment choisis non plus, mais qui nous donnent au moins l’impression d’avoir une direction. Un contrôle.

La bascule

Et puis, à un moment — pour certains d’entre nous — il y a une bascule. Nous nous apercevons que nous ne nous connaissons peut-être pas tant que ça, finalement. Que quelque chose d’autre nous appelle. Pour certains, ce sera la spiritualité, le développement personnel, le travail sur ses blessures. Pour d’autres, ce sera l’aventure, les voyages, ou toute autre expérience qui nous reconnecte à nous-mêmes. Et ça, en soi, c’est souvent salvateur.

Mais nous pouvons remarquer quelque chose, et il me semble important d’en parler honnêtement.

Une fois lancés dans ce chemin-là — la spiritualité, la guérison, le développement personnel — est-ce que nous ne nous demandons pas, parfois très vite : « Quand est-ce que je dois m’arrêter ? Jusqu’où je dois aller ? Qu’est ce que je dois chercher ?  » Comme s’il y avait, encore, un objectif à atteindre. Une nouvelle case, en fait. Juste plus subtile, plus valorisante.

Et si c’était un piège ? Un piège que nous ne voyons pas tout de suite, parce qu’il est habillé de belles intentions. Je me suis vue moi-même tomber dedans, à un moment donné. Nous avons peut-être simplement remplacé un contrôle par un autre. Avant, c’était la réussite sociale, les cases classiques. Maintenant, c’est « bien guérir », « bien évoluer », atteindre un état, prendre les décisions qui « vibrent avec notre âme ». Mais au fond, n’est-ce pas la même blessure qui parle ? Je ne contrôle pas ma vie, alors je vais essayer de contrôler ma transformation, devenir un petit bouddha souriant.

L’infinité de la vie

Et si la spiritualité, c’était justement l’inverse ?

La vie, pour moi, ressemble au signe infini. Pas vraiment de début, pas vraiment de fin, seulement un cycle. Et la seule chose que nous puissions vraiment faire, ce n’est pas de le contrôler — nous ne pouvons pas — c’est de choisir comment nous nous laissons porter sur ce cycle.

Avec résistance ? Avec peur ? Avec contrôle ? Ou avec paix, bienveillance et amour ?

Quand nous nous rapprochons de nous-même, que les choses bougent autour de nous, est-ce la vie qui change ? Ou est-ce notre rapport à elle qui change ?

Face à cela, ressentir un état de paix, de bienveillance et d’amour n’est, je pense, ni naïf ni illusoire, et pas si simple à atteindre, ni à tenir dans la durée. C’est peut-être, au contraire, l’un des chemins les plus exigeants qui existent.

N’est ce pas merveilleux de sentir que quelque chose d’autre est possible, que de répondre simplement à des attentes, des exigences, quelles qu’elles soient ? Que nous ne sommes pas ici juste pour naître, vivre, et mourir et tenter d’atteindre un parfait épanouissement entre les deux.

Et peut-être tenter l’aventure de la « connexion » — et faire l’incroyable expérience que nous appartenons à quelque chose de plus grand.

Ça, peut-être, c’est la vraie spiritualité.

En tout cas, c’est comme ça que j’ai envie de la vivre.

Pour aller plus loin

Si ce texte résonne en vous — si vous sentez que vous portez, vous aussi, ce besoin de contrôle né de cette impuissance première, ou que vous vous interrogez sur votre propre chemin de transformation — la somatopathie peut être un espace pour explorer cela autrement.

Non pas pour atteindre un état parfait, mais pour apprendre à se laisser traverser par la vie avec un peu plus de paix, et un peu moins de résistance.

Je vous accompagne en présentiel à Vertou, ou à distance par WhatsApp ou téléphone. 🌿

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